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Le marketing personnalisé, le one2one

Le commerce
électronique en
Tunisie


La signature électronique

   

 

 
CONCLUSION  

La loi n° 2000-83 du 9 août 2000 a permis une formidable révolution du droit tunisien.
La signature, genèse d'un signe a bien évolué. Du sceau à la signature électronique, les progrès n'arrêtent pas.

Cependant, certains auteurs comme la célèbre linguiste Béatrice Fraenkel expriment la signature manuscrite comme " un signe de l'identité qui est à la fois l'image et la marque d'une relation privilégiée qui lie le scripteur et sa signature du fait qu'elle est produite, choisie et réalisée par lui ", ou encore que " les signatures nous renseignent sur les goûts, les fantaisies, les modes, les attitudes de chacun face aux normes de son temps ".

Mais la signature électronique serait plus sûre que tout ce qui a été utilisé avant.
Aujourd'hui, l'écrit et la signature électroniques se trouvent enfin sur un même pied d'égalité que l'écrit et la signature manuscrits.
A la suite de l'adoption de la loi 2000-83 du 9 août 2000, et pour donner plus d'ampleur au développement du commerce électronique en Tunisie, le e-dinar, monnaie virtuelle a été lancée le 29 août 2000 ; des étudiants ont pu dès lors procéder à leur inscription via internet.
Les autorités de certification sont en voie de création en Tunisie.

Mais il serait important de noter que les certificats devraient être délivrés rapidement aux personnes voulant bénéficier des avantages de la signature électronique afin de permettre aux entreprises tunisiennes de faire face à la concurrence. Surtout, pour ce qui concerne l'informatique, dont la durée de vie d'un produit est bien souvent de quelques mois.

En France, par exemple les entreprises considèrent que les délais imposés par le régime de contrôle préalable des outils de cryptage sont trop longs comparés aux rythmes de leur activité économique. Le gouvernement français pense dès lors substituer au contrôle à priori, un contrôle à posteriori condamnant l'utilisation illicite des méthodes de cryptage.

Concernant l'acte authentique, nous ne pouvons ne pas le faire participer à la révolution électronique.
La loi 2000-57 du 13 juin 2000, modifiant et complétant certains articles du code des obligations et des contrats, ne prévoit pas ce dernier comme moyen de preuve électronique.
Des études sont en cours, notamment par l'Agence Tunisienne d'Internet. Bien que la question ne soit pas aisée, des résultats sont attendus.

Enfin, il est nécessaire de trouver un équilibre entre le besoin de sécurité des transactions et la liberté des échanges afin de permettre aux entreprises tunisiennes d'être compétitives sur le marché international. Ainsi, les conditions de fiabilité de la signature électronique doivent se conformer aux normes internationales.

Je voudrais finir par attirer votre attention sur le fait qu'outre la signature électronique, qu'en est-il de la possibilité réelle d'effectuer des transactions internationales pour le citoyen tunisien ? 

   
Morchedi Sara | Plan